Repêchage politique en RDC!

Article : Repêchage politique en RDC!
Crédit: Collage Jeune Afrique

Repêchage politique en RDC!

Euthanasie et eugénisme politiques. Penser à une élimination volontaire d’un pan non désirable des politiciens dans le but d’améliorer et d’ assainir  les institutions avec les gens sans passé macabre serait, peut-être, la décision salvatrice pouvant aider à travailler pour le bien des congolais.

Ils auraient été très patients avec le président de la République qui est parti de dérogation en dérogations commençant par le  FCC-CACH jusqu’ au gouvernement Sama Lukonde 1, en passant par la création de l’Union sacrée de la Nation. Patients dans le désespoir, les mêmes congolais ont assisté impuissamment au remaniement du gouvernement Sama Lukonde 1 devenu 2 qui s’en est suivi de  la signature de la charte de l’Union sacrée comme plateforme électorale.En vrai, Félix Tshisekedi est dans le temps réglementaire d’un quinquennat presqu’agonisant et émaillé des tergiversations.

Victoire dans le temps réglementaire

Gagner dans le temps réglementaire ? Oui, rien n’est encore tard pour le président de la République que le peuple vient d’admettre au repêchage pour refaire et réussir à l’examen de sa promesse, « changer les conditions de vie des congolais ». Dans une logique d’Askip, le gouvernement Sama Lukonde 2 est purement électoraliste. Avec les entrées surprise de Jean-Pierre Bemba et Vital Kamerhe, Félix Tshisekedi est certes revenu sur son discours électoral de 2018 de ne pas fouiner dans le passé. La résurrection politique des leaders du MLC et de l’UNC,  eux qui ne respiraient plus que par leurs partis politiques, décrit les envies électoralistes de l’Union sacrée de la Nation pour face au bloc Katumbi, Fayulu, Matata, Sessanga et Mukwege. Que ces envies ne l’emportent pas sur l’intérêt du peuple, car dans tous les cas ce peuple est à présent admis au désespoir, entre l’opposition et le régime actuel. C’est qui est vrai, il est possible pour les dirigeants actuels de chercher leurs intérêts sans frustrer le peuple. Félix Tshisekedi peut renverser la tendance dans le peu temps qui reste et briguer un deuxième mandat sans même l’union sacrée, car il aura le peuple derrière lui, la vraie union sacrée qu’il désacralise en acceptant de s’entourer avec des sans moral, sans loyauté, qui sont à la base de la situation chaotique que traverse le pays actuellement. Ils butinent  chaque régime sans regret et sans remords.

Repêchage !

Félix Tshisekedi est en tout cas face à sa dernière chance. C’est son dernier gouvernement avant les probables élections et/ou la transition à venir. L’échec de son bilan est comme de l’ huile au-dessus de l’eau dans un vase que tout le monde peut observer sans besoin d’un microscope.

Comme un examen à l’école, le président de la République a certes échoué, mais le peuple ne veut le retenir tout de suite. Il a de cours à refaire pour se racheter auprès des congolais.  Repêché par le peuple, il  a également repêché Kamerhe et Bemba en guise d’un supposé renfort afin de passer son examen avec brio.

L’ on souviendra du procès 100 jours pour Vital Kamerhe et l’activisme dans la rébellion pour Jean-Pierre. C’est en tout cas traumatique pour les congolais. Les deux ressuscités sont dans l’obligation de se racheter, l’un en travaillant mordicus pour stabiliser l’économie nationale. N’est-ce pas l’heure de prouver son expertise, au regard des accrochages entre le ressortissant d’une Université suisse et celui de l’Université de Kinshasa ? Le peuple attend impatiemment que soit valorisé son pouvoir d’achat. Les régies financières ne cessent de se féliciter de leurs prouesses dans la mobilisation des recettes alors que la vie des congolais est devenue pour eux-mêmes un fardeau pesant.

Vital Kamerhe devant la barre au Tribunal de grande instance de Gombe, accusé d'avoir détourné les fonds alloués aux travaux de 100 premiers jours du président de la République
Vital Kamerhe lors du procès 100 Jours
Jean Pierre en tenue militaire
Jean-Pierre, ancien rebelle

Pour l’autre, il est temps de couper les ailes des agresseurs la RDC. Bien que n’étant pas trop pointé du doigt, Jean-Pierre Bemba est dans l’obligation de stopper les opposants des ennemis qui, de proche en proche, s’installent dans certaines localités du pays. Pour avoir été seigneur de guerre, la maîtrise du champ rebelle doit être l’élément décisif pour le président du MLC. Peut-être que le temps est venu pour aider les Forces Armées de la République à éviter les aventures comme celles de l’affaire Mwangachuchu.

Le peuple peut encore espérer, si priorité est donnée à ses préoccupations, et non aux préoccupations politiciennes. Car préoccupation politicienne n’est qu’ envie, mauvaise foi, et toutes sortes d’antivaleurs.

Comme dans une école, Félix Tshisekedi et consorts sont repêchés pour un repêchage !

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